L’Islande capte le CO2 de l’air via ses usines géothermiques

19 mai 2026

découvrez comment l'islande utilise ses usines géothermiques innovantes pour capturer le co2 directement de l'air, contribuant ainsi à la lutte contre le changement climatique.

L’Islande est devenue un terrain d’essai pour des solutions industrielles visant le captage carbone directement dans l’air, alimentées par ses ressources géothermiques. Ces installations articulent capteurs, chaleur renouvelable et procédés de minéralisation pour immobiliser le CO2 de façon permanente.

Les développements récents montrent des chaînes techniques et financières complexes, mais prometteuses pour la réduction des émissions à l’échelle industrielle. Les paragraphes suivants présentent des éléments clés et ouvrent naturellement sur une synthèse pratique.

A retenir :

  • Captage direct d’air via usines géothermiques islandaises opérant localement
  • Injection profonde et minéralisation du CO2 dans le basalte volcanique
  • Capacité nominale de Mammoth estimée à 36 000 tonnes annuelles
  • Objectifs coûts et déploiement vers millions de tonnes d’ici les décennies

Après ce survol, comprendre le procédé de captage carbone direct en Islande

Le procédé combine ventilation, chimie des filtres et chaleur issue d’une centrale géothermique pour extraire le CO2 de l’air ambiant. Selon l’AFP, les conteneurs utilisent des filtres chauffés à la vapeur pour libérer ensuite le gaz capté, prêt pour l’étape suivante.

Cette liaison entre captage et chaleur renouvelable rend possible un enfouissement durable par minéralisation. Selon l’AIE, la disponibilité d’énergie propre reste un facteur déterminant pour le déploiement à grande échelle.

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Aspects techniques clés :

  • Ventilation modulaire par conteneurs pour capter l’air ambiant
  • Filtres chimiques régénérés par vapeur issue de la géothermie
  • Compression et dissolution du CO2 dans de l’eau pour injection
  • Réaction rapide avec le basalte pour minéralisation permanente

Installation Capacité annuelle (tonnes CO2) Source d’énergie Remarques
Mammoth 36 000 Géothermie Hellisheiði Conteneurs modulaires, objectif montée en charge
Orca 4 000 Géothermie locale Premier site opérationnel de DACCS
Usine pilote Climeworks 40 000 (objectif 2025) Géothermie Capacité cible à pleine charge
Projet Carbfix (injection) Variable Pompage et énergie locale Minéralisation dans le basalte

Mécanique des ventilateurs et filtres

Ce point explique le rôle des ventilateurs et des filtres dans le captage du CO2 atmosphérique, lié au H2 précédent. Les ventilateurs aspirent l’air à travers des modules, puis les filtres adsorbent le gaz avant régénération par chaleur.

La chaleur provient d’une centrale géothermique voisine qui alimente les systèmes à faible empreinte carbone. Selon le GIEC, l’efficacité énergétique des procédés déterminera leur pertinence à grande échelle.

« J’ai observé le processus depuis l’installation des premiers conteneurs, les cycles de régénération sont fiables et reproductibles »

Bergur S.

Capture, compression et préparation à l’injection

Ce paragraphe précise comment le CO2 est préparé avant l’injection, en lien avec la mécanique précédente. Après séparation, le gaz est compressé puis dissous dans l’eau pour faciliter le pompage souterrain.

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La dissolution favorise une réaction chimique avec le basalte riche en magnésium et en calcium, créant des minéraux stables. Selon l’AFP, Carbfix pompe l’eau carbonatée à 700 mètres de profondeur pour accélérer cette minéralisation.

« Nous visons des volumes bien supérieurs et travaillons à optimiser les coûts opérationnels au quotidien »

Jan W.

En regard du procédé, le rôle de la géothermie et de la minéralisation Carbfix

La géothermie fournit chaleur et électricité pour alimenter les unités de capture et la régénération des filtres, comme évoqué précédemment. Cette synergie réduit l’empreinte carbone opérationnelle des installations.

Carbfix transforme le CO2 dissous en minéraux en exploitant la composition basaltique du sous-sol islandais. Selon l’AFP, ce procédé convertit le gaz en cristaux solides en quelques années seulement.

Processus et avantages immédiats :

  • Dissolution du CO2 dans l’eau pour injection efficace
  • Réaction rapide avec basalte pour stockage minéral
  • Réutilisation importante de l’eau et réduction des déchets
  • Adaptation possible à d’autres régions basaltoïdes

Minéralisation chimique et temps de pétrification

Ce point détaille la chimie qui suit l’injection, et prolonge la discussion sur Carbfix. Les ions de la roche réagissent avec le CO2 dissous, formant des carbonates stables et non réversibles.

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Paramètre Valeur ou objectif Source
Coût actuel par tonne ≈ 1 000 USD Climeworks
Objectif coût 2030 ≈ 300 USD par tonne Climeworks
Employés Climeworks 520 Annonce entreprise
Financement visé ≈ 10 milliards USD Communiqué fondateurs

Ces chiffres donnent une idée des leviers économiques nécessaires pour un déploiement à grande échelle. Selon l’AIE, plusieurs dizaines d’installations seront indispensables avant 2030 pour crédibiliser la filière.

« Les communautés locales ont souvent salué l’emploi et la réutilisation des ressources naturelles dans ces projets »

Anna L.

Ensuite, défis économiques, déploiement mondial et acceptabilité sociale

Le passage du pilote à l’échelle mondiale pose des questions financières et d’allocation des ressources renouvelables. Le risque de détourner des financements existe si les décisions politiques privilégient mal ces technologies.

La compétitivité repose sur l’innovation, le financement public-privé et une stratégie énergétique coordonnée. Selon le GIEC, ces techniques restent complémentaires aux réductions massives d’émissions nécessaires aujourd’hui.

Aspects financiers et sociopolitiques :

  • Besoin d’investissements lourds pour déploiement international
  • Nécessité d’énergie renouvelable dédiée sans concurrence locale
  • Régulation des crédits carbone pour éviter permis de polluer
  • Politique publique soutenue pour accélérer l’industrialisation

Coûts, subventions et modèles d’affaires

Ce segment examine les modèles économiques face aux coûts actuels et aux objectifs de réduction. Les entreprises visent une baisse des coûts à environ trois cents dollars la tonne pour améliorer la viabilité commerciale.

« La technologie reste coûteuse mais complémentaire aux politiques fortes de réduction des émissions »

Pierre M.

Évolutions attendues et pistes de déploiement international

Ce paragraphe propose des pistes pour un déploiement équilibré entre pays riches et émergents, en continuité avec l’analyse précédente. Des projets ciblés au Canada, en Norvège ou au Kenya sont mentionnés comme options potentielles pour 2030.

Les acteurs privés et publics devront coordonner investissements, accès à la géothermie et infrastructures de stockage. L’enjeu principal restera d’éviter que le captage direct ne remplace les actions de réduction des émissions.

  • Priorité à des projets couplés avec énergie renouvelable disponible
  • Financement mixte public-privé pour diminuer le risque financier
  • Transparence dans les crédits carbone pour crédibilité
  • Adaptation des techniques aux géologies locales

Source : AFP, 8 mai 2024 ; Agence internationale de l’énergie, 2024 ; GIEC, 2023.

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